GOOD MORNING AUBER !

Cette fois le braquet était conforme…
mais l’écart demeura identique. Intersidéral !
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Lieu : Avenue de la République
93300 Aubervilliers
Date : 07 septembre 2008
Classement : 1er
Souvenir : Une revanche et une confirmation
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Le Parcours
A Aubervilliers, si nous avons été maigrement fleuris et chichement médaillés, nous avons été, en revanche, reçus comme des Princes car, dans cette ville qui fut ouvrière mais qui est demeurée populaire, les courses de vélo sont à l’évidence, toujours magnifiquement accueillies. Le départ des épreuves était donné à proximité de l’Hôtel de Ville, avenue de la République, sur l’une des artères majeures de cette ville qui ne roule manifestement pas sur l’or mais qui fait cependant l’effort de soutenir « la petite Reine » et AUBER 93, l’équipe cycliste professionnelle qu’elle héberge…

Pour interdire l’accès aux rues et aux impressionnantes avenues réservées pour l’usage exclusif des coureurs, le CMA 93, Club organisateur de la course, et la municipalité d’Aubervilliers qui le soutient résolument, avaient sollicité un important et efficace service d’ordre que complétaient un couple de motards et une voiture de la Police Nationale… En retrait, avec l’espoir, bien sûr, qu’on n’aurait pas à faire appel à leurs services, une équipe et une ambulance de la « Croix blanche » complétaient ce dispositif impressionnant qui baignait donc dans le hurlement sporadique des sirènes de Police et les éclats de voix du speaker qui commentait les passages sur la ligne et animait la remise des récompenses.
Long de 2,7 km, le circuit de l’épreuve empruntait des artères interminables (peu propices aux échappées) mais très larges (et donc favorables aux « décalages » latéraux que ne manqueraient évidemment pas de provoquer les inévitables fugueurs). Son revêtement, plutôt roulant et sûr, ne deviendrait dangereux qu’en cas de pluie (qui menaçait), notamment sur les bandes blanches et les plaques métalliques qui parsèment et repèrent toutes les voies urbaines… Pour la course, il faudrait naturellement tenir compte du vent (± 40 km/h) qui poussait les concurrents lorsqu’ils empruntaient la très longue avenue par ailleurs légèrement descendante qu’ils emprunteraient pour passer devant la tribune des juges. Si passer seul dans ce sens-là semblait « jouable », se retrouver isolé dans l’autre pouvait se révéler être nettement moins confortable… 
Pour ne pas vouloir profiter de la protection qu’offrirait un peloton, il faudrait être fort et courageux… ou bien tout à fait déraisonnable ! A ce compte-là , il faudrait évidemment compter avec Thomas et Théo, deux sacrés phénomènes !
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Une sympathique fête du vélo…
Une journée de courses cyclistes, cela semble confus au néophyte mais c’est en fait très structuré, à la fois très dense et très fluide. Ainsi, lorsque nous sommes arrivés à Aubervilliers, les catégories minimes avaient-elles déjà couru tandis que les cadets jouaient encore des manivelles. Les rues qu’ils empruntaient étant interdites à la circulation, nous avons garé dès que nous l’avons pu et, en compagnie de Richard qui nous accompagnait, nous avons remonté le flot cycliste pour gagner la zone de départ où étaient distribués les dossards…
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A charge, pour nous, de distribuer son numéro de course à chaque membre de l’équipe et de signaler les partants aux organisateurs -- spécificité des Ecoles de cyclisme qui procèdent aux inscriptions « en nom collectif » -- on nous a remis l’enveloppe contenant les dossards des « engagés », des coureurs ayant averti l’USMG de leur intention de participer à la compétition… Ils avaient désormais jusqu’à 11h pour arriver, faire connaître leur présence et numéroter leurs abattis… Un coup d’Å“il sur la tribune des commissaires nous a renseigné sur l’endroit où nous devions épingler notre numéro (sa situation surélevée et à droite de la ligne d’arrivée impliquait que nous l’installions à droite sur le dos des coureurs)… Ensuite, nous avons attendu que les copains arrivent.

Après la fin des épreuves qui se disputaient encore, la remise des récompenses aux vainqueurs et le recueil des listes définitives des compétiteurs « Ecoles », les enfants purent enfin commencer à courir. Comme il est d’usage, c’est par les plus jeunes d’entre eux que la réunion commença. Comme nous n’avions personne à soutenir dans cette catégorie de promotion, nous sommes allés nous échauffer gentiment dans une rue interdite à la circulation automobile.



Après les pré-licenciées qui coururent un « bout droit » très disputé, ce furent ensuite aux Poussins de s’aligner sur la ligne. Après avoir pris un mauvais départ, Yannick se battit comme un beau diable pour revenir sur la tête et se battre ensuite pour la gagne… Sans cet excès de fébrilité du début, peut-être y serait-il parvenu ! Tout aussi motivé, c’est ensuite Aurélien qui se démena pour effacer l’échec tactique de Stains où ses ambitions justifiées, et une trop grande confiance en ses capacités indéniables, l’avaient poussé à faire trop d’efforts, le privant ainsi d’une première place qui lui revenait de droit… Fier et intraitable, Aurélien ne se montra pas passif cependant et c’est « entre deux motards » qu’il boucla son premier tour, à l’avant du groupe d’échappés que son tempo féroce épuisait…

Au terme d’une course échevelée, toujours à la limite de l’excès de vitesse, c’est en vainqueur qu’Aurélien franchit la ligne d’arrivée…
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Un parfum d’apothéose…

Les jambes et le mental…
Si les capacités physiques, innées ou acquises au prix d’entraînements sérieux et assidus, sont évidemment déterminantes dans la réussite d’un sportif, force est de constater que le mental joue un rôle absolument crucial chez ces mécaniques de précision qui, pour être robustes, n’en sont pas moins extrêmement fragiles et délicates à régler. Ainsi, durant toute la saison de route, Thomas qui avait le potentiel pour aller chercher une victoire resta-t-il au seuil de résultats plus éclatants. Revenu de vacances plus aguerri, plus mûr et plus sûr de lui, le coureur de Gagny avait largement fait la démonstration de son talent en « oubliant » ses adversaires très loin derrière lui…

Changement de statut…
Quoique contestée, cette « victoire »avait néanmoins changé son statut au sein du groupe des Benjamins de Seine-Saint-Denis qui connaissaient déjà sa valeur. Thomas qui n’était jusque alors que « dangereux », et même « très dangereux » -- dans la mesure où, pour son principal adversaire, la victoire ne se jouait plus qu’au centimètre et à la fraction de seconde -, est soudain devenu « hors d’atteinte » et « imbattable »â€¦ Et tandis que Teddy qui en avait pris un sacré coup derrière les oreilles, en était réduit à régler des tactiques défensives avec ses alliés objectifs, Thomas se déclarait prêt à entamer cette nouvelle saison sur des bases plus ambitieuses. Comme Théo qui ne règle ses courses que sur ses sensations et creuse des écarts abyssaux sur les concurrents de sa catégorie, Thomas était enfin en mesure d’entrer dans une autre dimension…

Le coup d’envoi vers autre chose

Lorsque le départ de la course des Benjamins a été donné,Thomas est comme toujours assez mal parti. Il ne lui a pas fallu 100 m cependant, pour rejoindre le groupe des leaders les plus dangereux. Au sein de ce peloton, les choses ont d’emblée été très claires puisque les deux costauds du VC Clichy-sous-Bois (Teddy et Jonathan) marquèrent au plus près les deux champions de l’USM Gagny (Thomas et Théo). Durant un tour, Théo et Thomas subirent les deux parasites qui leur collaient à la roue puis, profitant d’une accélération de Jonathan qui obtempérait à une injonction de Teddy, Thomas mit la gomme à son tour… et déposa l’audacieux! Si Teddy ne put pas suivre non plus, Théo ne tarda pas à profiter de la fatigue des « jaune et rouge » qui avaient manifestement présumé de leurs forces.

Un magnifique « Copié-Coulé »
La suite ne fut qu’un « copié-collé » de ce qui s’était déjà produit la semaine précédente. Dominant outrageusement la concurrence, les deux de Gagny imposèrent leur puissance et leur « manière » à cette course qui, époustouflante par les écarts générés, ne fut hélas pas vraiment palpitante tant Thomas avait d’avance sur Théo qui, lui-même, devait en compter tout autant sur son suivant que l’on ne saurait qualifier d’immédiat…
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Autant dire que pour Thomas, cette victoire avait comme un goût de revanche et de démonstration après son déclassement dans la course de Stains.
Merci à Eric Nicolas pour ces deux très belles photos de Thomas…


Merci aux enfants de l’USMG qui se sont si bien distingués…
Merci aux enfants de l’USMG qui ne font jamais de podiums mais qui aiment pourtant passionnément le vélo…
Merci et Bravo aux enfants qui roulent sur des vélos de fortune…
Oui, merci à l’enthousiasme des enfants, la plus belle justification du sport…
LE PALMARES
du PRIX DE LA MUNICIPALITE
d’AUBERVILLIERS 2008

Une équipe victorieuse… mais sabordée.
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